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Chapelle de la Madelène, à Bédoin

2915, route de Malaucène - RD19
84410 BEDOIN France
Période ouverture: Ouverture les weekends et jours fériés d'avril à septembre
Tél: 04 90 65 63 95 (Office de Tourisme)
descriptif:

La chapelle de la Madelène (souvent nommée "chapelle de la Madeleine") est une chapelle romane des XIe et XIIe siècles, à découvrir entre Bédoin (à 3 km) et Malaucène, au pied des contreforts sud-ouest du Mont Ventoux. C'est un lieu de culte et une propriété privée mais ouverte à la visite sur rendez-vous et classée Monument Historique.

Cette émouvante petite chapelle est du premier art roman méridional et la quasi totalité nous en est parvenue intacte. Elle est datée du premier quart du XIe siècle ; le second étage du clocher, d'appareillage plus riche, date du milieu du XIIe siècle.

Son emplacement semble avoir été occupé dès l'époque gallo-romaine, par une "villa", puis par une nécropole à l’époque mérovingienne (une des cuves de sarcophage trouvées là en témoigne à l’extérieur).
Vers 993, les terres et chapelles de Bédoin furent données à la puissante abbaye bénédictine de Montmajour (près d’Arles), qui fit construire la chapelle actuelle et fonda un prieuré. De cet ancien prieuré, seule subsiste la chapelle, qui, devenue simple chapelle au XVIe siècle, fut dédiée à Sainte Marie-Madeleine.
Elle dut être restaurée avant d'être rendue au culte au XIXe siècle. Aujourd'hui s'y déroulent des manifestations culturelles et, chaque 22 juillet, le pèlerinage traditionnel de la Sainte Marie-Madeleine.

La chapelle de la Madelène est marquée par la simplicité de son architecture romane, avec rareté des petites ouvertures et discrétion des décors, ce qui donne un aspect massif à cet édifice de plan carré.
La chapelle comporte un clocher carré situé au-dessus du chœur et qui prolonge en hauteur le mur-chevet plat. Il présente deux étages, percés de baies géminées et porte une coupole. Une abside et deux absidioles semi-circulaires, voûtées en cul-de-four et couvertes de lauzes sont en saillie sur le chevet.
L'impression de robustesse se poursuit dans la triple nef où de puissants piliers délimitent les petits espaces. Une statue de Marie-Madeleine a été ajoutée sous l’autel au XIXe siècle.